mercredi 19 décembre 2018

Les Grands motets de Lalande, enregistrés à la chapelle royale de Versailles

Olivier Schneebeli et le Collegium Marianum de Prague viennent d'enregistrer trois superbes motets de Michel-Richard de Lalande : De profundis (1689), Venite exultemus Domino (1701) et Dominus regnavit (1704).
 
Une triple réussite, à la fois sonore, vocale et instrumentale.
 
Sonore, car les motets ont été enregistrés, sur le vif, au cours d'un concert donné en juillet 2017 dans la chapelle royale de Versailles, lieu pour lequel ils ont été écrits. L'acoustique est donc idéale, et la prise de son se révèle fidèle tant à la configuration des lieux qu'à l'esprit de cette musique.

La réalisation vocale est elle-même de toute beauté, aussi bien le chœur (les Pages et les Chantres du Centre de Musique baroque de Versailles) que les solistes, Chantal Santon-Jeffery (dessus), Reinoud van Mechelen (haute-contre), François Joron (taille) et Lisandro Abadie (basse-taille).
 
Instrumentale, enfin, car ce disque nous permet de découvrir la sonorité très particulière des Vingt-quatre Violons du roi. 
 
Né sous Charles IX, baptisé sous Louis XIII, magnifié sous Louis XIV, cet orchestre se distinguait des autres formations européennes par sa composition : en effet, à la différence de l’orchestre italien qui comprenait quatre parties de cordes (deux pupitres de violons, un pupitre d’altos, un pupitre de basses), l’orchestre français était composé de cinq parties : entre les 6 dessus (violons) et les 6 basses, prenaient place en effet 4 hautes-contre, 4 tailles et 4 quintes. D'où une sonorité beaucoup plus grave qu'un ensemble classique, mais aussi un soyeux et un velouté absolument uniques.
  
Ces instruments ayant disparu, le CMBV a pris l’initiative, en 2008, de les faire reconstruire par les luthiers Antoine Laulhère et Giovanna Chittó. 

Ce sont ces superbes instruments que jouent les musiciens tchèques du Collegium Marianum, placé ici sous la direction d’Olivier Schneebeli. Une direction toute en souplesse, à la fois subtile et pleine de souffle, dramatique mais toujours élégante et surtout remarquable par le modelé des phrasés et la gestion des équilibres vocaux.

mercredi 5 décembre 2018

Vialma, mine d'or pour tous les amateurs de musique classique et de jazz


En seulement deux ans, la plateforme Vialma s’est imposée comme un acteur incontournable de l'offre de musique classique et de jazz, en France et au Royaume-Uni. 
  
Elle compte désormais 60  000 membres et propose un catalogue de plusieurs centaines de milliers d’enregistrements en ligne, couvrant toutes les périodes et tous les pays. Rien que pour le jazz, Vialma dispose de plus de 10 000 albums, la plupart dans leur version originale.

A l’occasion du lancement de son application mobile, Vialma a été élu meilleur projet digital en 2018 par l'Institut Karajan. On ne pouvait rêver meilleur patronage.
    
Le site comprend aussi des articles très bien faits présentant les œuvres et les compositeurs, et propose de nombreuses listes de lecture thématiques permettant d'explorer les trésors d’un répertoire classique qui continue parfois d’intimider ou de dérouter.
  
Notons enfin que de nombreux partenariats ont été noués avec des acteurs majeurs du secteur, tels que  l’Opéra de Paris, la Philarmonie ou le Théâtre des Champs-Elysées ainsi qu’avec de nombreux labels indépendants. Le catalogue s'enrichit de ce fait chaque jouir davantage.
 
Et en cette période de fêtes, une surprise sympathique attend les lecteurs de Jefopera qui contacteront Vialma...