vendredi 2 novembre 2018

Gioachino Rossini, 1792-1868

Alors que l'on parle en ce moment beaucoup de Meyerbeer, qui n'en mérite sans doute pas tant, l'anniversaire du décès de Rossini, mort il y a juste 150 ans, est passé quasiment inaperçu.
  
On pourrait bien sûr, pour lui rendre hommage, resservir le poncif de la musique qui pétille comme du champagne ou l'image du vieil hédoniste sifflotant Di tanti palpiti en inventant des plats compliqués et des sauces au foie gras.
  
Mais Rossini ne doit pas être réduit à la virtuosité de ses compositions, au charme de ses mélodies et à la vivacité entraînante de ses crescendos, car il a joué un rôle essentiel dans l'histoire de l'opéra, qui lui fait parfaitement tenir sa place auprès des plus grands.
  
Rossini a d'abord clos un cycle, celui de l'opéra baroque, avec ses figures mythologiques, ses machineries, ses vocalises et ses castrats. Avec Tancredi et Semiramide, il a couronné l'opera seria de ses derniers et plus beaux joyaux. 
  
A la charnière de deux époques, Rossini a aussi posé les premières pierres de deux genres promis à un grand avenir, l'opéra romantique italien (La Donna del lago) et le Grand opéra à la française (Le Siège de Corinthe, Guillaume Tell). 
  
Du premier, Verdi sera le maître absolu, après Bellini et avant Puccini ; du second, Wagner forgera ses premières armes (Rienzi) et Verdi écrira Don Carlos, le plus beau de ses opéras.

2 commentaires:

JCMEMO a dit…

J'adore Rossini...J'ai adoré ton article mille fois bienvenu...Merci pour cet hommage...
Bon week-end et
Amitiés de JC

jefopera@gmail.com a dit…

Merci pour ton commentaire. Moi aussi, je suis fan de Rossini depuis toujours !