jeudi 25 octobre 2018

Haydn au Louvre, avec le Concert de la Loge

Lieu des grandes célébrations du pouvoir royal, le Louvre est également l’inventeur du concert moderne, avec l’établissement, à partir de 1725 aux Tuileries, des concerts du Concert Spirituel, qui rayonneront pendant tout le XVIIIe siècle.
  
Si l'on y entendait surtout de la musique française, les lieux restaient ouverts à d'autres influences, notamment italiennes et autrichiennes. Et à la fin du XVIIIème siècle, la musique de Joseph Haydn était sur les pupitres de tous, amateurs et professionnels. 
  
De là, l'idée de ce cycle proposé par l'Auditorium du Louvre jusqu'au 17 janvier 2019, une belle série de quatuors, quelques trios et plusieurs symphonies, dont les ravissantes 6, 7, 8  Le matin, le midi et le soir, qui seront données le 16 janvier par Il Giardino armonico.

Mais aujourd'hui, c'est Julien Chauvin et son Concert de la Loge, que j'ai retrouvés avec un très grand plaisir.
  
Après dix années de collaboration au sein du Cercle de l'Harmonie, l'ensemble de Jérémie Rhorer, Julien Chauvin a fondé en 2015 Le Concert de la Loge -qui aurait dû continuer de porter le nom, comme le voulait son fondateur, de Concert de la Loge Olympique si une démarche procédurière d'une rare sottise ne l'en avait empêché.
  
Je connaissais Julien Chauvin, au moins par son autre formation, le Quatuor Cambini, qu'il a fondé en 2005 et grâce auquel, au cours d'un concert à la Salle Favart, j'avais découvert les quatuors de Hyacinthe Jadin. Un coup de foudre tel que j'en avais acheté dans la semaine tous les enregistrements...



Mais revenons au concert d'aujourd'hui.

Au programme, la symphonie en ré mineur de Louis-Charles Ragué. Un compositeur totalement oublié, né à Namur en 1744, et célèbre pour ses talents de harpiste. Une oeuvre bien écrite -sans être inoubliable, où passe le souffle agité de l'esprit Sturm und Drang.
  
Et puis, bien sûr, notamment parce que Julien Chauvin les enregistre en ce moment avec ses musiciens, une des 6 Symphonies parisiennes de Haydn, la 87ème, en la majeur, qui comme ses cinq sœurs, fût commandée spécialement au compositeur pour le Concert de la Loge Olympique.

Exécution parfaitement troussée, à la fois précise et pleine de vie, avec de beaux moments de poésie dans les mouvements lents, qui ont permis de savourer le talent des pupitres de vents.
  

1 commentaire:

JCMEMO a dit…

Encore des découvertes...
Il me semble que l'on parle plus de Haydn en ce moment qu'auparavant ?
Excellent week-end
Amitiés de JC