dimanche 1 octobre 2017

Mosaïques à Amsterdam

Concertgebouw Amsterdam, Kleine Zaal
Profitant de deux jours de réunion à Amsterdam, j'ai franchi jeudi pour la première fois les portes du Concertgebouw. Pas la grande salle, malheureusement, car on y donnait un concert "rock symphonique" qui ne m'inspirait pas du tout. Mais l'adorable "Kleine Zaal", où l'on joue la musique de chambre et le piano.
  
C'est une jolie salle de style classique, de forme ovoïdale, très confortable et bénéficiant d'une excellente acoustique.
 
En levant la tête, j'ai découvert, en haut des murs, les noms des compositeurs les plus fameux de l'époque. Sans surprise, Mozart, Bach, Haydn, Beethoven, Schubert et Mendelssohn. Mais aussi Brahms, Grieg et Saint-Saëns, qui étaient encore vivants lorsque que la salle fût inaugurée, en 1886. Ce qui permet de mesurer la renommée dont il jouissaient ainsi que l'honneur que leur firent les Néerlandais. 
  
Juste à côté de ces trois "contemporains" apparaît le nom d'un certain Hiller, Ferdinand Hiller, compositeur et chef d'orchestre allemand, mort en 1885, qui devait être, à la fin du 19ème siècle, aussi célèbre que Brahms et Saint-Saëns, mais que la postérité a laissé sur le bord du chemin. A tort peut-être, je ne sais pas ; je me suis quand même dit qu'il fallait que je réécoute ses concertos pour piano, dont je n'ai aucun souvenir, ce qui n'est peut-être pas bon signe.
  
Au programme du Quatuor Mosaïques, point de Hiller, mais Mozart, Haydn et Schubert. A commencer par le quatrième des célèbres quatuors que Mozart a dédiés à Haydn, celui en mi bémol majeur dit "la chasse". Ensuite, l'opus 20 n°2 de Haydn, morceau superbe qui, fait rare, laisse une grande place au violoncelle, ce qui a permis de savourer la virtuosité de Christophe Coin.
  
En seconde partie, le 13ème quatuor de Schubert, "Rosamunde", joué sans affect, avec la même élégance classique que celle avec laquelle les Mosaïques ont interprété Mozart et Haydn.
  

2 commentaires:

Jean Claude Mazaud a dit…

De l'utilité des réunions : peut-être que lors d'une prochaine, tu découvriras la grande salle..
Excellente journée et Amitiés
de JC:

jefopera@gmail.com a dit…

L'unification européenne est parfois un peu difficile mais elle a de très bons aspects.

Amsterdam n'est qu'à 3 heures de train de Paris, et j'espère bien y retourner prochainement, au moins pour écouter le formidable orchestre du Concertgebouw.

Amitiés

JF