vendredi 20 octobre 2017

Les valses de Vassilis


Vassilis Varvaresos
Deuxième concert aux Invalides, donné dans le cycle Lauréats des Victoires de la musique classique, avec le pianiste grec Vassilis Varvaresos.
 
Né à Thessalonique, ancien élève de la Julliard School, il fit grande impression, en 1998, en remportant, à l’âge de 14 ans, un 1er prix aux Young Concert Artists Auditions. Succès qui marqua le début d’une brillante carrière, ponctuée de prix internationaux, de tournées dans le monde entier, d’un premier récital à Carnegie Hall en 2012 et d’un concert à la Maison Blanche devant le président Obama.

En 2012, Vassilis Varvaresos enregistra son premier disque, un programme Chopin, Liszt et Debussy. Quatre ans plus tard, il accompagna le baryton Dimitris Tiliakos pour le Voyage d’hiver de Schubert.

Un troisième disque devrait prochainement sortir chez Aparté, reprenant peu ou prou le programme du concert du soir, sur le thème de la valse. Sans doute l’un des meilleurs labels français avec La Dolce Volta, Aparté édite l’Orchestre d’Auvergne -dont nous avons parlé la semaine dernière, Julien Chauvin et son Concert de la Loge, Alexis Kossenko et ses Ambassadeurs, la violoncelliste Ophélie Gaillard, Christophe Rousset et le clarinettiste Pierre Génisson.
 
Le jeune pianiste grec a donc présenté hier soir un programme autour de la valse. Assez curieusement, le récital s'est ouvert sur le Carnaval de Vienne de Schumann, une partition brillante, virtuose et rythmée, mais pas à proprement parler valsante. L’acoustique réverbérée de la cathédrale Saint-Louis ne mettant pas très bien en valeur le style de Schumann, notamment sur le plan harmonique, je me suis demandé pourquoi le musicien n’avait pas plutôt choisi de jouer quelques valses de Chopin (répertoire où il excelle), de Grieg et pourquoi pas de Chostakovitch, qui auraient me semble-t-il mieux collé au thème de la soirée et convenu davantage à l’acoustique des lieux.
 
Suivait la septième Soirée de Vienne, sorte de fantaisie écrite par Liszt à partir de plusieurs courtes danses composées par Franz Schubert, puis, toujours de Liszt, l’ébouriffante et sarcastique Mephisto-valse n°1, suivie d’une valse sentimentale de Tchaïkovsky pleine de tendresse, pause bienvenue avant l'opus 38 de Scriabine et La Valse de Ravel, venue clore en apothéose le récital.
  
Au final, une alternance bien ordonnée de styles et de climats, qui permettait d’admirer les différentes facettes du talent de Varvaresos, brillant et fougueux dans Liszt et Ravel, tendre et lyrique dans Tchaïkovsky et Chopin, dont il a donné, en bis, le quatrième impromptu.
 
Écoutons-le ici dans le finale de la troisième sonate :
 

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