dimanche 16 octobre 2016

Ludwig van à la Philarmonie

Terry Adkins : The black Beethoven
De son vivant, Beethoven révolutionna le langage musical et fascina l'Europe des princes comme celle des amateurs. Depuis sa mort, en 1827, le souvenir de sa physionomie fougueuse continue de hanter les artistes jusqu'à façonner un mythe artistique et littéraire.
  
Comment accède-t-on au mythe ? Comment comprendre le véritable culte que l'on voue aux demeures où il vécut, entre Bonn et Vienne, et aux objets qu'il toucha ? Par quels incroyables détours le destin individuel d'un musicien s'est-il mué en récit politique universel au point d'accompagner les deux guerres mondiales, l'investiture de François Mitterrand, la chute du mur de Berlin et les récents hommages aux victimes des attentats de Paris ?
  
Ludwig van, qui a ouvert ses portes avant-hier à la Philarmonie de Paris, tente de répondre à ses questions, à l'aide de 250 œuvres visuelles et sonores, de Gustav Klimt à Marcel Proust, en passant par Jean-Michel Basquiat, Richard Wagner, les Beatles et Jean-Luc Godard.
  
Cette exposition s'accompagne d'une série de concerts, dont on trouve le programme détaillé sur le site de la Philarmonie.

Plusieurs temps forts à venir, notamment l'intégrale des sonates pour piano sur instruments anciens -certains appartenant à la collection de la Cité de la Musique, et de nombreuses œuvres de musique de chambre.

Et aussi quelques concertos et symphonies. Comme ce soir, où nous avons eu le plaisir de voir et d'écouter Christian Zacharias, dirigeant du piano l'Orchestre de Paris dans le premier concerto. Un Christian Zacharias dont le jeu limpide, vif et si mélodieux était aussi enchantant dans Beethoven que dans les concertos de Mozart.
 
  
En seconde partie, toujours sous sa baguette, l'Orchestre de Paris a donné une lumineuse interprétation de la Pastorale, enlevée, pleine de joie et de poésie. Un grand moment de bonheur.

1 commentaire:

Jean Claude Mazaud a dit…

Surement un beau concert dont tu nous parleras bientôt...
JC