lundi 4 janvier 2016

Anniversaires 2016

Chaque année entraîne son lot rituel de commémorations, auquel, bien sûr, le monde de la musique n'échappe pas. Même si l'exercice est facile et attendu, je m'y prête bien volontiers, avec l'espoir de dénicher quelque pépite oubliée qu'une année en compte rond viendrait soudainement, comme une réaction chimique inattendue, faire surgir du néant.
  
Les dernières années ont été particulièrement riches en commémorations lyriques, Verdi et Wagner en 2013, puis Richard Strauss, Glück et Rameau en 2014.
  
En 2015, j'ai loupé les 150 ans de Jean Sibelius, persuadé qu'il n'avait rien écrit pour l'opéra alors qu'il est l'auteur d'une oeuvre en un acte, pratiquement jamais jouée, La jeune fille dans la tour, et d'une autre, toutefois inachevée, La construction du bateau, dont le prélude devint le poème symphonique bien connu Le cygne de Tuonela.
  
Du côté des compositeurs, peu de choses a priori en 2016, à l'exception des 150 ans de la naissance de Francesco Cilea, le 23 juillet 1866 en Calabre. Compositeur important qui vécut jusqu'en 1950 mais cessa d'écrire pour l'opéra en 1907, laissant une oeuvre finalement assez mince : Gina (1889), La Tilda (1892), L'Arlesiana (1897), Gloria (1907), Il matrimonio selvaggio (1909) et bien sûr la célèbre et si belle Adriana Lecouvreur, écrite en 1902 d'après un livret d'Eugène Scribe.
  
En ce qui concerne le répertoire, on célébrera le bicentenaire de deux opéras de Rossini, Le Barbier de Séville et Otello et celui d'une oeuvre beaucoup moins connue mais néanmoins importante dans l'histoire de la musique, Faust de Ludwig Spohr.
  
Plus près de nous, tous joués pour la première fois en la sombre année 1916, Ariane à Naxos de Strauss, un des opéras les plus attachants, Jenufa de Janacek -qui l'est beaucoup moins, et deux relatives raretés, Violanta de Korngold et Goyescas de Granados.
 

2 commentaires:

Jean Claude Mazaud a dit…

Une année calme donc...tout au moins dans le domaine des commémorations musicales..
Mais une année qui commence mal avec la mort de Boulez !
Bien aimé le morceau de Granados.
Amitiés
JC

MartinJP a dit…

Je retiens Cilea !