samedi 17 octobre 2015

A la Philarmonie

Philarmonie de Paris - photo Jefopera
Bon, ça y est, j'y suis enfin allé, quelques jours après avoir découvert l'auditorium de la Maison de la radio.

Arrivé un peu en avance, j'ai pu faire plusieurs fois le tour de la Philarmonie et contempler, émerveillé, le jeu du soleil couchant sur ses écailles d'acier.

Lundi soir, Paris accueillait le Gewandhaus de Leipzig pour trois concerts. Après les cycles Beethoven et Brahms de ces dernières années Riccardo Chailly présentait un programme Mozart et Strauss.

Ce sera sans doute sa dernière tournée à la tête de cette formation. J'ai en effet récemment appris qu'il allait céder sa place en 2016 à Andris Nelsons. En poste depuis 2005, le maestro âgé de 62 ans a décidé se partir quatre plus tôt que prévu pour pouvoir se consacrer à ses nouvelles fonctions de directeur musical de l'Orchestre du Festival de Lucerne ainsi qu'à la direction musicale de la Scala de Milan.

Ni salle en « boîte à chaussures » (comme le Musikverein de Vienne), ni salle en « vignoble » (comme la Philharmonie de Berlin), la grande salle de la Philharmonie invente un nouveau modèle, celui d’une salle enveloppante et modulable, ordonnée autour d'un système de balcons en porte-à-faux et de nuages flottants.

Jean Nouvel la décrit très bien : La salle évocatrice des nappes immatérielles de musique et de lumière suspend des auditeurs-spectateurs dans l’espace sur de long balcons. Cette suspension crée l’impression d’être entouré, immergé dans la musique et la lumière.

En dépit de ses 2 400 places assises, la Philharmonie instaure une véritable intimité. Une sensation bien réelle, puisque la distance entre le chef d’orchestre et le dernier spectateur n’est que de 32 mètres (48 mètres à la Salle Pleyel mais 17 à l'auditorium de la Maison de la radio).

Harold Marshall et Yasuhisa Toyota ont mis au point une acoustique de toute beauté, à la fois précise et enveloppante, avec un niveau de réverbération parfaitement adapté aux grandes formations symphoniques. Et quand l'une des toutes meilleures, dirigée par un chef prodigieux, attaque Ainsi parla Zarathoustra, le décollage est immédiat.

2 commentaires:

Jean Claude Mazaud a dit…

Je partage complètement ton enthousiasme pour la Philarmonie que je viens également de découvrir...
Il me reste à découvrir l'auditoriom de Radio France que tu avais bien apprécié...
Bon week-end musical ou autre.
Amitiés
JC

jefopera@gmail.com a dit…

Attends donc avec impatience tes impressions !