samedi 20 juin 2015

Orgasmes à l'opéra : Le Chevalier à la rose (1/6)

Miroir unique de la vie et de ses passions, l'opéra nous montre à peu près tous les affres de l'existence humaine, amour et haine, fidélité et trahison, furie, jalousie, crimes, suicides, et même quelques orgasmes, que j'ai essayé de recenser pour constituer une série estivale. Sujet en apparence léger mais, on le verra, qui ne l'est pas tant que cela.
  
Les six exemples qui me sont venus à l'esprit montrent, comment dire... une belle palette de situations et de traitements de la chose sur le plan musical. Ils ne prétendent pas à l'exhaustivité, et je lance d'ailleurs un appel aux lecteurs érudits qui me font l'amitié de laisser des commentaires pour qu'ils viennent compléter la liste.
  
Commençons par le premier, et sans doute le plus célèbre des orgasmes musicaux, celui du Chevalier à la Rose. 
  
Nous sommes à Vienne, sous le règne de Marie-Thérèse. La Maréchale von Werdenberg profite de l'absence de son mari pour passer la nuit avec son jeune amant, Octavian. Le rideau étant toujours fermé, le prélude orchestral peint sans masque ce que la scène ne peut montrer. Tout y est : les vigoureux coups de reins de l'adolescent impétueux et sans doute encore un peu maladroit (fanfare de cors), le suave abandon d'une femme épanouie qui connaît son sujet (violons), la jouissance finale des amants, les corps qui retombent, et même le chant des oiseaux au petit matin (bois).
  

1 commentaire:

Jean Claude Mazaud a dit…

Excellent choix...
Pas très inspiré ce soir ! Peut-être Samson et Dalila de St Saens : je pense au merveilleux air "mon coeur s'ouvre à ta voix" ???
J'attend la suite avec impatience...
Amities
JC qui cherche, qui cherche....