dimanche 8 février 2015

Opéra de Paris : saison 2015 2016

Oser, frémir, désirer, vibrer...
  
Voilà comment Stéphane Lissner vient de présenter sa saison 2015-2016.
  
L'argent privé du mécénat venant à la rescousse des subventions, l'Opéra de Paris, avec dix-huit nouveaux spectacles (pour quatorze reprises), sera une des rares maisons à ne pas supprimer de productions.
  
Très équilibré, subtil, même, le programme réussit une synthèse quasi idéale entre les audaces provocantes des années Mortier -dont les metteurs en scène fétiches, notamment Tcherniakov et Warlikowski, reviennent à Paris- et l'approche plus traditionnelle de Nicolas Joël, qui faisait la part belle aux grandes voix.
  
Schönberg ouvrira la saison avec un Moïse et Aaron très attendu, dans une mise en scène de Roméo Castellucci. Au sujet de cette production, Philippe Jordan explique qu'il s'agit de "faire découvrir au public parisien un univers complet, dont il ne faut surtout pas redouter la complexité tant Schoenberg a de trésors à offrir sans qu'il soit besoin d'aucune préparation pour les apprécier". Plusieurs autres œuvres du compositeur seront données par l'Orchestre de l'Opéra de Paris, dont les Gurre-Lieder (à la Philharmonie de Paris) et une Nuit Transfigurée chorégraphiée par Anne Teresa de Keersmaeker.
  
L'Opéra de Paris va également commencer un cycle Berlioz, avec une Damnation de Faust pavée de stars, Jonas Kaufmann (Faust), Bryn Terfel (Mephisto) et Sophie Koch (Marguerite). Il proposera en version scénique (une première à Bastille) Les Maîtres-Chanteurs de Nüremberg et reprendra la trilogie populaire de Verdi, avec une Traviata mise en scène par Benoît Jacquot ainsi que Rigoletto et Il Trovatore dans un casting de rêve (Anna Netrebko, Marcelo Alvarez et Ludovic Tézier).
  
Elina Garanca et Piotr Beczala chanteront Werther, Roberto Alagna L'Élixir d'amour. Et puis, cette très belle idée de proposer Iolanta et Casse-Noisette de Tchaïkovski le même soir, comme lors de leur création en 1891. En plus, avec Sonya Yoncheva dans le rôle titre de l'opéra.
  
Pour ce qui est du XXe siècle, on attend avec curiosité Le Château de Barbe-Bleue de Bartók et La Voix humaine de Poulenc, dirigés par Esa-Pekka Salonen et mis en scène par Krzysztof Warlikowski.
  

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