jeudi 9 octobre 2014

Concerto pour oiseaux et orchestre

Restons encore un peu dans ce grand Nord, si fertile en talents musicaux.

Fasciné comme Messiaen par le chant des oiseaux, le compositeur finlandais Einojuhani Rautavaara commença à les enregistrer dans les années 70, notamment sur le cercle arctique, puis utilisa les bandes dans ce qui est sans doute le premier et l'unique "concerto pour oiseaux et orchestre" de l'histoire de la musique.

Certes, Respighi, dans Les Pins du Janicule, et Ketelbey, Dans les jardins du monastère, l’avaient déjà fait, mais de façon plus anecdotique et purement décorative.

Dans le dernier mouvement de son Cantus arcticus opus 61, intitulé la migration des cygnes sauvages, Rautavaara explique avoir construit un grand crescendo sur la bande en multipliant avec des enregistrements superposés les voix des cygnes sauvages, ce qui donne l’impression que le nombre des cygnes augmente sans cesse jusqu’à ce qu’ils disparaissent au loin. La partie orchestrale, simple en elle-même, a été conçue comme contrepoint pour les enregistrements, de telle façon que l’orchestre symphonique et les oiseaux sont dans une interaction continue entre eux.

Apprécié du public, le Cantus arcticus s'est rapidement imposé au programme des concerts, en Finlande bien sûr, mais aussi, peu à peu, dans le reste du monde.

Agé de 85 ans, Rautavaara vit toujours à Helsinki, sa ville natale. Au cours de sa longue carrière, il a pratiqué tous les styles, du néoclassique au dodécaphonisme.


3 commentaires:

Jean Claude Mazaud a dit…

Une fois de plus j'avoue mon ignorance : je ne connais(sais) absolument pas ce musicien...
Merci donc...
Bon j'ai écouté l'extrait que tu propose sans ennui (comme une sorte de rêverie), même si je n'ai pas été vraiment enthousiasmé.....
Bonne journée
JC

jefopera@gmail.com a dit…

C'est assez planant !!!

MartinJP a dit…

Oui, effectivement, comme vous le dites, on plane avec ces oiseaux magnifiques !