mercredi 25 juin 2014

Elias au Festival de Saint-Denis

Deux concerts vont faire découvrir au public du Festival de Saint-Denis une oeuvre magnifique et assez peu connue de Mendelssohn, Élias. C'est un superbe oratorio, qui est souvent considéré comme le chaînon manquant entre La passion selon Saint Matthieu de Bach et le Requiem allemand de Brahms.

L'Orchestre National de France sera dirigé par son directeur musical, Daniele Gatti, et les Chœurs de Radio France par Matthias Breuer. Quatre solistes : Lucy Crowe, soprano, Christianne Stotijn, alto, Rainer Trost, ténor et Michael Nagy, baryton-basse. 
   
Élias sera joué les jeudi 26 et vendredi 27 juin à 20.30, à la Basilique.

Quelques mots sur cette oeuvre dont Berlioz louait la somptuosité harmonique indescriptible.

Le livret concocté par le pasteur Schubring s'appuie sur le portrait que fait la Bible du prophète Élie (Élias), un personnage haut en couleur, dont la fougue et le zèle religieux sont quand même assez effrayants.

Mendelssohn compose Élias à Leipzig entre 1845 et 1846. La création aura toutefois lieu dans une version anglaise (Elijah), au Festival de Birmingham, le 16 août 1846. Le triomphe est total. Quatre chœurs et quatre airs sont donnés en bis, le public anglais acclame Mendelssohn et le proclame "nouvel Haendel". Depuis lors, Elijah continue d'être chanté tous les ans à Birmingham.

La première en allemand attendra un an et sera donnée à Hambourg, la ville natale du compositeur, avec également un très grand succès. Duquel ne profitera malheureusement pas le pauvre Felix. Déjà fortement éprouvé par la mort de sa sœur Fanny, en mai 1847, sa santé décline de plus en plus vite. Le 28 octobre, il est pris de maux de tête très violents et doit s’aliter. Quelques jours plus tard, une nouvelle attaque le terrasse. Il avait 38 ans.

Voici l'argument de la 1ère partie :

Élias annonce la sécheresse comme châtiment de l'impiété du peuple d'Israël. Le chef de la Maison du roi Achab demande alors au peuple d'abandonner les idoles et de retourner à Yaweh.

Un ange apparaît et ordonne à Élias de se retirer près du torrent de Kerith, puis à Sarepta, où une veuve prendra soin de lui. Lorsque le fils de cette femme meurt, Élias implore Yaweh et l'enfant ressuscite. Ce qui fait un tel effet sur la veuve qu'elle lui tombe dans les bras.

Revigoré par cette expérience, Élias demande au roi Achab de rassembler le peuple sur le mont Carmel. Un taureau est choisi pour le sacrifice mais le peuple se divise sur le dieu à implorer : Baal ou Yaweh ?

Les prêtres de Baal ouvrent le ban et demandent à leur dieu de déclencher un feu pour le barbecue. Mais rien ne se passe. C'est au tour d'Élias d'invoquer son dieu, et là, ça marche : le taureau s'enflamme. Élias est tellement content qu'il ordonne à son dieu d'égorger les prophètes de Baal. Galvanisé, le peuple rend grâce à Yaweh de ses bienfaits.

Dans la seconde partie, apparaît la reine Jézabel, qui veut mettre Élias à mort parce qu'il a menacé Achab du châtiment de Dieu. Découragé, Élias s'endort sous un genévrier, protégé par les anges. L'un d'eux l'éveille et lui ordonne de se rendre au mont Horeb. Élias y attend avec confiance l'apparition de son dieu. Au moment où celui-ci passe, un vent violent brise les rochers, la mer se soulève, la terre tremble. Élias est alors enlevé au ciel par un char de feu mais il est heureux car il va retrouver Yaweh.
  


4 commentaires:

Jean Claude Mazaud a dit…

Encore une oeuvre à découvrir !
Amitiés

Hel555 a dit…

Mendelssohn, encore tellement peu connu et pourtant ..... Merci

MartinJP a dit…

Avec l'espoir que le concert sera retransmis sur Arte ou Mezzo ?

jefopera@gmail.com a dit…

C'est fort possible car il était capté.