mercredi 23 octobre 2013

Irina Lankova au Goethe Institut

Hier soir, très beau récital de la pianiste russe Irina Lankova, au Goethe Institut, dans le cadre du festival Classiques en suite.

Née en Russie en 1977, Irina étudie à Moscou puis au Conservatoire Royal de Bruxelles, où elle obtient le premier prix dès la fin de la première année. Elle reçoit les conseils personnels de Vladimir Ashkenazy et commence en Belgique sa carrière de concertiste en se produisant en soliste à de nombreux festivals.

En 2004, son premier disque Rachmaninov / Liszt est reçu avec beaucoup d’enthousiasme. Deux ans plus tard, son deuxième album, cette fois consacré à des œuvres de Scriabine, fait l’objet de nombreux articles élogieux de la part des critiques internationaux. En 2008, son troisième enregistrement dédié à Chopin marque ses débuts triomphaux à Londres, au Wigmore Hall. Depuis, elle joue régulièrement à Saint Martin-in-the-Fields.

Dans un français parfait, cette jeune femme au physique de mannequin a présenté elle-même son programme, expliquant son affection particulière pour la musique de Schubert et de Rachmaninov par le rôle central de la mélodie dans les œuvres de ces deux compositeurs. 

De Schubert, les trois Klavierstücke D.946 ainsi que deux lieders transcrits par Liszt, Auf dem Wasser zu singen (Chanter sur l’eau) et Erlkönig (le Roi des Aulnes). Puis, deux préludes de l'opus 23 de Rachmaninov, le 4ème en ré majeur et le 2ème en si bémol majeur. Pour finir, toujours de Rachmaninov, la célèbre Vocalise, arrangée pour le piano par Alan Richardson et une belle mélodie transcrite par la pianiste elle-même.

Sa façon de jouer Schubert m'a d'emblée rappelé celle de la grande Leonskaya que j'ai eu la chance de pouvoir écouter, à Toulouse, il y a tout juste un an. Un jeu ample, généreux, puissant et lyrique qui invite à l'abandon et conquiert par sa force expressive.

Il y eût hier un de ces moments rares qui font la joie du concert, un partage d'émotion quasi mystique entre un interprète inspiré et un public réceptif, venu une fois encore très nombreux au Goethe Institut. Le concert était enregistré, j'espère qu'un CD sera bientôt gravé et publié.


2 commentaires:

Jean Claude Mazaud a dit…

Belle soirée donc...
Amitiés

MartinJP a dit…

Les transcriptions de lieder par Liszt sont plus me semble-t-il des pièces de concert démonstratives et plus très fidèles aux originaux...