lundi 31 décembre 2012

Miaou 2012

Avant d'ouvrir 2013 avec Verdi et Wagner, dont on fêtera abondamment et un peu partout le bicentenaire de la naissance, je me suis dit que pour terminer 2012 en beauté, personne ne serait meilleur convive que Rossini.

On pourrait bien sûr resservir le poncif de la musique qui pétille comme du champagne ou l'image du vieil hédoniste sifflotant Di tanti palpiti en inventant des plats compliqués et des sauces au foie gras. Certes.

Rossini ne doit pourtant pas être réduit à la virtuosité de ses compositions, au charme de ses mélodies et à la vivacité entraînante de ses crescendos. Non, il a joué un rôle essentiel dans l'histoire de l'opéra, qui lui fait parfaitement tenir sa place auprès des plus grands, notamment des deux monstres sacrés dont nous allons fêter le bicentenaire.

Rossini a d'abord clos un cycle, celui de l'opéra baroque, avec ses figures mythologiques, ses machineries, ses vocalises et ses castrats. Avec Tancredi, Semiramide et quelques autres, il a couronné l'opera seria de ses derniers et plus beaux joyaux. 

A la charnière de deux époques, Rossini a aussi posé les premières pierres de deux genres promis à un grand avenir, l'opéra romantique italien (La donna del lago) et le Grand opéra à la française (Le Siège de Corinthe, Guillaume Tell). Du premier, Verdi sera le maître absolu, après Bellini et avant Puccini ; du second, Wagner forgera ses premières armes (Rienzi) et Verdi écrira peut-être le plus beau de tous ses opéras, Don Carlos

Mais comme c'est aujourd'hui le soir du réveillon, laissons-là cette conversation ennuyeuse à laquelle Rossini aurait sans doute préféré un amusement de circonstance. Excellentes fêtes à tous ceux qui lisent ces lignes aujourd'hui.

4 commentaires:

JCMEMO a dit…

Bonsoir Jef,
Comment faire ? Tu profites de mon absence pour sortir une centaine d'articles, alors que je songe à réduire mes "activités internet" !
Rossini , oui ! mais le duo des chats, non : je le déteste...
Bonne soirée.
Amitiés.
PS : un retour bien triste...plus un avion décalé de 24 heures)
JC

jefopera@gmail.com a dit…

Oh la la, j'imagine ta détresse, pour avoir vécu cela il y a deux semaines en rentrant de Thaïlande, Paris sous la neige, taxi au pas, embouteillages, factures, boulot, RER bondé le lendemain, jet lag......
Et mille excuses pour avoir ajouté de vilains miaulements au tableau.
Bon courage quand même, j'attends avec impatience de voir tes nouvelles photos.
Amitiés
JF

MartinJP a dit…

Je crois que les injustices dont a été victime Rossini appartiennent au passé et que son génie est désormais partout reconnu. mais cela fait du bien de le dire et je partage votre point de vue.

LizIndiana a dit…

Nice blog thanks