lundi 24 septembre 2012

Connaissance des arts

Après le Piano aux Jacobins, le Caravage aux Augustins : la rentrée culturelle dans les couvents toulousains est décidemment très excitante.
    
A l’heure du déjeuner, en lieu et place d’un cassoulet que les heures chaudes auraient sans doute rendu délicat à digérer, je file voir l’exposition intitulée Corps et ombres, Caravage et le caravagisme européen.
   
Première déception, aucun tableau du Caravage. J’aurais pu m’y attendre compte tenu de la rareté des œuvres attribuées au peintre et de l’extrême réticence des musées et églises qui en possèdent à laisser partir des trésors qui attirent des millions de visiteurs.
    
Mais bon, j'irai bientôt à Montpellier, où le musée Fabre accueille l'autre partie de l'exposition et présente plusieurs tableaux du maître.
    
L’accrochage des Augustins se borne en effet à présenter des tableaux de peintres flamands et hollandais influencés par le style du Caravage. Je sais bien que je suis loin d’être expert, mais à l’exception d’un joli petit Rembrandt du musée de Tours, les toiles, signées Ter Brugghen, Baburen, Honthorst, Stom et Seghers, me semblent assez loin du cercle des chef-d'oeuvres On a même parfois l’impression qu'on a vidé les réserves de musées de province pour faire prendre l’air à quelques rossignols.
     
Quittant la première salle envahie par de bruyants collégiens, je m’insère discrètement dans un groupe de mémés, emmenées au pas de charge par une pétulante conférencière qui émaille ses explications d'anecdotes amusantes. Entre d’austères "conversions de Saint Matthieu" et "reniements de Saint Pierre", ce charmant portrait de Honthorst, du musée de Saint-Louis (USA), représentant une jeune courtisane.
    
Sûre de son effet, la riante conférencière invite son public à remarquer l’inscription sous le médaillon, du vieux hollandais qui pourrait être traduit de la façon suivante : connais-tu mon cul ? Ce qui renseigne de façon indiscutable sur le métier de la donzelle et provoque un bel éclat de rire.

1 commentaire:

JCMEMO a dit…

Déception donc ...Mais le "Ecce Homo" de Montpellier t'attend avec impatience, même si probablement tu devras, ce qui n'était pas le cas à Gènes, il te faudra sans doute ,, partager ton admiration avec une kyrielle de visiteurs.
Amicalement.