dimanche 23 septembre 2012

Alexander Krichel aux Jacobins

Toulouse, cloître des Jacobins, photo Jefopera
Heureux hasard de calendrier, j'arrive à Toulouse en plein festival Piano aux Jacobins, sans doute la manifestation la plus prestigieuse du genre avec La Roque d'Anthéron.

Il suffit de jeter un oeil sur la liste des musiciens présents cette année : Nelson Goerner, Georgy Tchaidze, Menahem Pressler, Vanessa Wagner, Nicolas Angelich et bien d'autres. Krystian Zimerman devait venir mais malheureusement, il a dû annuler son concert pour raisons de santé.

Mercredi soir, dans le cadre superbe du couvent des Jacobins, un jeune prodige allemand que je ne connaissais pas, Alexandre Krichel.

Né en 1989 à Hambourg, il commence ses études de piano à l’âge de six ans, poursuit une brillante scolarité et suit des cours à l’Université de Hambourg. Depuis 2007, il continue ses études avec Vladimir Krainev à l’Université de musique et de théâtre d’Hanovre.

Très vite, il remporte de nombreux prix, est invité par d'importants festivals allemands et donne des concerts un peu partout, notamment en France, aux Etats-Unis et dans plusieurs pays d'Amérique du Sud. En 2011 Alexandre Krichel sort son premier disque, Insights, consacré à Liszt. 

En parallèle de ses succès musicaux, ce personnage hors du commun est remarqué par la William Stern Society pour ses dons de mathématicien et est invité à suivre des cours à la Faculté de mathématiques de l’Université de Hambourg. Et là encore, il remporte plusieurs prix, aux Olympiades de mathématiques, au concours fédéral de langues étrangères et au concours fédéral de recherche en biologie.

Une première partie de concert exigeante, avec la 30ème sonate de Beethoven (opus 109) et les Études symphoniques de Schumann, dont Krichel se sort avec une maîtrise remarquable. Le public est conquis et le jeune homme reçoit une ovation.

En seconde partie, les Moments musicaux de Rachmaninov. Bon, après Beethoven et Schumann, ça fait un peu l'effet d'un dessert trop sucré en fin de repas, la tension et l'émotion retombent un peu. Mais heureusement, en bis, Alexander est revenu à Schumann (ici joué par Jorge Bolet) :


4 commentaires:

JCMEMO a dit…

Encore une découverte. Décidément tu as de la chance dans tes déplacements !
Rachmaninoff : oui bien sur c'est peut-être un peu sirupeux, mais je garde toujours une tendresse pour les concertos pour piano, une des premières musiques qui m'a fait "craquer".....et qui me fat encore craquer !
Très amicalement.
As-tu pu voir l'expo Caravage ?

jefopera@gmail.com a dit…

J'ai peut-être été un peu sévère et suis en tout cas bien d'accord avec toi sur les concertos, qui sont effectivement beaux et émouvants...

J'ai été un peu déçu par l'expo Caravage et vais mettre tout à l'heure un petit post sur le sujet ; celle de Montpellier me semble beaucoup plus intéressante.
A bientot

Anonyme a dit…

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