mardi 3 juillet 2012

Bayreuth sur les traces de Wagner

Bayreuth, Villa Wahnfried, photo Jefopera
Après l'opéra de Wilhelmine, partons sur les traces du grand Richard.

Comme la ville de Bayreuth n'est pas bien grande, il suffit de quelques minutes pour arriver à la villa Wahnfried, Richard Wagner Strasse. Elle est malheureusement en travaux et je ne peux la visiter. Une vaste restructuration devant aboutir, en 2013, pour le Jubilé du compositeur (son 200ème anniversaire) à la création d'un musée. 

Au fond du parc, la sépulture de Richard et de Cosima, une simple dalle de marbre sans aucune inscription, sur un petit talus recouvert de lierre et entouré de beaux arbres. A côté d'une jonquille fanée, je dépose trois petites marguerites.


Bayreuth, maison musée Franz Liszt
Juste à côté de Wahnfried, la maison où Liszt a passé ses derniers jours, ouverte ce jour là, pleine de souvenirs émouvants. Au milieu de salon, le grand piano italien où Wagner a composé Parsifal. La dame de l'accueil met de la musique, du Liszt bien sûr, et c'est soudain la délicieuse Canzonetta des Années de Pélerinage. Difficile de quitter ces lieux.

Chez un antiquaire, je trouve une jolie paire de lunettes de théâtre, avec leur étui d'origine. Elles proviennent de chez August Friedrich Herder, 103 Postdamer Strasse, Berlin. So chic, acheter ses lunettes à Bayreuth. Sans doute pour me faire plaisir, l'antiquaire m'explique que son stock impressionnant provient en partie des oublis du Festival. J'ai un peu hésité avec une paire en nacre et son étui griffé des "Magasins du Louvre" mais plus chères et finalement trop mémé. Mes jumelles berlinoises en acier gainé de cuir noir conviennent bien mieux.

Bayreuth, Festspielhaus, photo Jefopera
Après une longue visite du Bayreuth baroque (Neues Schloss, Friedrich Strasse, Ermitage), je gravis la colline verte, un peu ému quand même. Les musiciens répètent et les visites ont été suspendues. Il faudra donc revenir pour pénétrer dans le Festspielhaus. Une seconde raison pour un nouveau voyage à Bayreuth. 

La colline est en fait un beau parc, boisé et fleuri, où les gens du quartier viennent se promener. Mais ce soir, pas grand monde dehors car l'équipe d'Allemagne joue en demi finale de la coupe d'Europe de foot, contre l'Italie.

Bayreuth, buste de Wagner par Brecker
Je fais le tour du Festspielhaus, ce grand bâtiment de brique rouge, austère mais pas triste, qui paraît avoir toujours été là. Tout semble prêt pour accueillir les spectateurs, le mois prochain.

D'une cour, s'échappent des rires et une tenace odeur de saucisse grillée : les musiciens semblent reprendre des forces après cette journée de répétition. La majesté cède le pas à la vie, simple et tranquille.

Un peu en contrebas, le buste de Richard Wagner, sculpté par Arno Brecker. Quelques groupies, venues de la terre entière, font la queue devant pour se faire photographier. Un grand échalas à la mèche rebelle et déguisé en gothique prend des poses appuyées et demande à sa vieille maman d'appuyer sur l'objectif. Passion quand tu nous tiens.

2 commentaires:

JCMEMO a dit…

Après la visite de l'Opéra baroque, l'hommage à Wagner s'imposait.
Je l'attendais...
Bonne journée.

MartinJP a dit…

Arno Breker était si je ne me trompe le sculpteur officiel du 3ème Reich.....