mercredi 13 juin 2012

Kotaro Fukuma

Quand un jeune pianiste japonais vient à Paris nous jouer de la musique espagnole... 

C'était hier soir, au Goethe Institut, dans le cadre du cycle Classiques en suites. La salle est comble et le directeur de Codaex, organisateur du concert, est contraint de refuser du monde. 

On se pousse un peu, quelques uns s'assoient par terre, les lumières s'éteignent et un tout jeune homme entre sur scène. 

Dans un français puis un allemand parfaits, Kotaro Kukuma présente son programme, un hommage à l'Espagne, en présentation de son album Iberia consacré à Albeniz (édité chez Hortus), un hommage qui passe par la France et l'Allemagne : un prélude et fugue de Bach, deux novellettes de Schumann, La soirée dans Grenade de Debussy, Alborada del Gracioso de Ravel et, bien sûr, trois extraits d'Iberia.

Kotaro Fukuma n'est pas vraiment connu en France. Né à Tokyo, ayant commencé l'étude du piano à 5 ans, il fait ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, notamment avec Bruno Rigutto. Il continue ses études à Berlin, puis suis les enseignements de maîtres pretigieux, comme Mitsuko Uchida, Alicia de Larrocha et surtout, Léon Fleisher. 

Concertiste international, Kotaro se produit sur les plus grandes scènes du monde, avec les meilleurs orchestres. Le public l'acclame et la critique est unanime : Parfaitement mûri, l'art du jeune pianiste en fait l'un des interprêtes les plus accomplis que le Japon nous a donné depuis une décennie écrit Alain Cochard (Concert Classic) en février 2011. 

Kotaro épate en effet non tant par sa technique prodigieuse que par la grâce d'un jeu plein de poésie et de sensibilité. Il reste maintenant à espérer qu'il reviendra très vite en France, peut-être pour nous jouer du Schumann :

1 commentaire:

JCMEMO a dit…

Voila donc un étonnant pianiste japonais que je découvre...
Amitiés