vendredi 4 mai 2012

Genova

Palazzo Reale di Genova, photo Jean-Laurent Juliéno
Ce n'est pas la première ville italienne où l'on pense aller passer un week-end, et c'est bien dommage.
 
Entourée de hautes collines, disposée en amphithéâtre face à la mer, Gênes a été appelée "La Superba" en raison de son passé prestigieux, de sa richesse et de sa beauté.
  
Puissante république maritime au Moyen Age, rivale de Venise et de Pise, elle est ornée de palais somptueux, inscrits sur la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Dans les ruelles de ses vieux quartiers pittoresques, le crapoteux épouse le sublime et on s'imagine tantôt à Naples, tantôt à Venise.

Plusieurs palais sont ouverts au public et on peut aller y admirer, entre autres trésors, le violon de Paganini (l'autre enfant du pays après Christophe Colomb) et une merveilleuse toile du Caravage, Ecce Homo.
  
Au Palazzo Bianco, nous étions seuls dans la salle, dans une intimité magique et unique avec le tableau. Personne autour, silence absolu, le Caravage pour nous....


 
Pour les amoureux de Verdi, Gênes est la patrie et la toile de fond de Simon Boccanegra, un opéra un peu austère, à l'intrigue confuse, où les rôles masculins dominent largement le plateau.
 
L'opéra a été créé le 12 mars 1857 à La Fenice, sans succès. Vingt ans plus tard, Verdi et son librettiste, Arrigo Boïto, le révisent profondément et une nouvelle version est donnée à La Scala en mars 1881. Comme celui du Trouvère, le livret est tiré d'un drame de l'auteur espagnol Antonio Garcia Guttierrez ; il retrace les luttes politiques qui opposaient la noblesse et le peuple génois au milieu du XVIème siècle.
 
Sur le plan musical, Simon Boccanegra est l'un des plus beaux rôles écrits pour la voix de baryton. Il recèle aussi quelques morceaux de bravoure pour basse, comme le grand air de Fiesco Il lacerato spirito.
 
Nous sommes au prologue de l'opéra ; Simon Boccanegra vient d'être élu Doge de Gênes et espère ainsi gagner la main de Maria, fille du noble Fiesco, avec qui il a déjà eu une fille -c'est du propre... Mais Maria meurt et sa fille disparaît. Simon se brouille alors avec Fiesco, qui quitte son palais avec tristesse et amertume. L'air est ici chanté par Cesare Siepi :

8 commentaires:

Anonyme a dit…

Heu... Pas de voix féminine soliste dans Simon B. ? Vraiment ?
Et Amelia et son superbe "Come in quest'ora bruna"...

JCMEMO a dit…

C'est ce qui s'appelle "remuer le couteau dans la plaie" : cela fait des lustres en effet que nous envisageons d'aller passer quelques jours à Gènes...
Le Caravage que nous vénérons devrait être un des détonateurs...
Ainsi, sans doute prés d'un magnifique palais, tu as rencontré Simon Bocanegra...c'est un opéra que j'aime beaucoup : mais j'entend les véhémentes protestations de tous les sopranos (telle Mirela Freni, encouragée par Abbado) qui ont interpréte Maria/Amelia Grimaldi...
Toutes mes amitiés.

jefopera@gmail.com a dit…

Erreur -inexcusable- réparée immédiatement.
Merci de votre lecture attentive.

JCMEMO a dit…

Gènes n'en finit pas de tourner et de tourner dans nos têtes ! Finalment nous pensons pouvoir y aller depuis Menton en septembre (2h30 de train).
Nous y passerons deux ou trois nuits : si tu as un hôtel (bien placé) à nous recommander ? nous sommes preneurs.
Amicalement.

jefopera@gmail.com a dit…

Nous étions au Melia, qui n'est pas dans l'hyper centre mais dans un quartier résidentiel très agréable, à 10 minutes à pied du centre historique.

On m'a aussi dit du bien de l'hotel Colombo, dans le centre et d'un hotel Metropola.

JCMEMO a dit…

Merci bien d'avoir répondu aussi vite. J'ai noté les 3 hôtels
Bon dimanche !

Anonyme a dit…

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MartinJP a dit…

Ville superbe, un tantinet décatie, c'est en tout cas l'impression qu'elle m'avait donnée il y a une dizaine d'années lorsque je la découvris. Je n'aurais pas fait le lien avec Simon boccanegra, dont je garde le pénible souvenir d'une représentation à Bastille perturbée par des grèves. La musique ne m'avait pas semble inoubliable et même, allons-y, risquons nous, assez ennuyeuse.