vendredi 13 avril 2012

Somptueuse Véronique

Bouleversant récital de Véronique Gens, mardi, à la Salle Favart. En écho à la publication du troisième volet de "Tragédiennes", la soprano a présenté un choix de grands airs dramatiques français, de Gluck à Saint-Saens -la plupart de ceux présents sur son enregistrement :


Le récital a suivi un beau crescendo, des premiers airs agités de Mehul, Gluck et Gossec jusqu'à la sublime mort de Didon des Troyens, et en apothéose, le grand d'Elisabeth de Don Carlos "Toi qui sus le néant des grandeurs de ce monde". 

La salle retient son souffle, plus aucun bruit, un silence total, absolu, poignant. Pendant quelques secondes qui semblent une éternité, la terre vient de s'arrêter ; dehors, les oiseaux sont suspendus dans le ciel. Arrêt sur image, le temps que la soprano lance ses sublimes vocalises :

Ovationnée, Véronique offre trois bis, dont cet air bouleversant de Saint-Saens extrait de son Henri VIII, plainte de Catherine d'Aragon, délaissée par son royal époux, pleurant son Espagne natale. Un air bouleversant, qui donne à penser que l'oeuvre lyrique oubliée de Camille Saint-Saens mériterait sans doute d'être ressuscitée (ici à la Sculoa San Rocco,  à Venise, concert organisé par le Palazetto Bru-Zane) :

2 commentaires:

JCMEMO a dit…

Ton enthousisme fait plaisir.
J'ai passé un bien bon moment avec les xetraits proposés..C'est vrai que l'air de Henry VIII, que je ne connaissais évidemment pas, est bouleversant
Je viens de lire dans une interview donnée en 2000 qu'elle aurait bien aimé chanter le rôle de Desdemone de l'Otelle de Verdi : a-t-elle pu réalisé son rêve ?
Trés amicalement

JCMEMO a dit…

Je viens de lire que Veronique Gens était Elvire dans don Giovanni à la Bastille..dans la production du grand cinéaste autrichien Michel Haneke