mardi 27 septembre 2011

Artur Schnabel et Beethoven

De maîtres à élèves, une ligne continue relie Artur Schnabel à Beethoven : le professeur du pianiste, Leschetizky, avait été l'élève de Czerny, qui, comme on le sait, était lui même celui de Beethoven. 

Auteur de sa propre édition des partitions, Schnabel joua l'intégrale des sonates à Berlin, en 1927, à l'occasion du centième anniversaire de la disparition du compositeur. Au cours des années 30, il grava patiemment le cycle, à Londres, dans les studios d'Abbey Road. Un monument de 15 volumes, 204 faces de 78 tours, un peu plus de 40 kilos....

Au fil des repiquages, la qualité sonore des enregistrements s'est un peu améliorée et les 40 kilos se sont évaporés. Les sonates sont aujourd'hui sur mon Iphone et me suivent partout.

80 ans après l'enregistrement, le jeu du pianiste autrichien n'a pas pris une ride et s'impose toujours comme un modèle insurpassé d'équilibre, de subtilité et de sensibilité. Le piano de Schnabel est une voix qui souffre, s'énerve, rêve et chante à merveille. Jamais Beethoven n'a paru plus présent que dans ces interprétations de légende. Et jamais un pianiste n'a d'aussi près épousé la vérité.

1 commentaire:

JCMEMO a dit…

Quelle superbe lignée tu viens d'évoquer : presque incroyable que Beethoven soit ...si proche !
Amitiés