vendredi 1 avril 2011

Chouf les acrobates !

Le Groupe acrobatique de Tanger, dix garçons et deux filles, héritiers d'un savoir familial et ancestral, ont demandé à Zimmermann et Perrot, deux artistes suisses, de les mettre en scène dans un spectacle aux frontières de la danse et du théâtre. Déjà un grand succès sur de nombreuses scènes, notamment au dernier Festival d'Avignon.

Sous la performance physique de ces acrobates virtuoses au corps parfait, vont se dévoiler peu à peu les joies et les galères d’une jeunesse tangéroise contrainte de franchir en permanence des obstacles, des murs, des frontières. Les danseurs croquent des scènes de la vie quotidienne dans une évocation poétique de la débrouille que l'on pratique là-bas pour s'en sortir. Le spectacle est aussi un voyage magique à Tanger, ville mythique et crapoteuse faite de rêves et de sensualité.

Chouf Ouchouf, c'est le nom du spectacle, signifie en arabe « Regarde, et regarde encore ». Pour rappeler que pour bien se rencontrer, il est nécessaire de bien (se) regarder. Et il y a effectivement beaucoup de choses à voir dans ce très beau spectacle. Un seul regret : que le texte des chansons ne soit pas traduit et sur-titré. Tout le monde n'est pas arabophone et le fil narratif est souvent difficile à suivre.

A quand les jeunes Tangérois sur les planches de l'Opéra, pour nous réveiller des sempiternelles et soporifiques Giselle, Silvia et autres Belle au bois dormant ?

C'est au TGP du 31 mars au 3 Avr 2011, Jeudi et vendredi à 20H, samedi à 19H30, dimanche à 17H30.

4 commentaires:

JCMEMO a dit…

Oui j'imagine avec bonheur ce groupe sur la scène du Palais Garnier et encore mieux sur le grand escalier ou dans le Foyer !
On a bien le droit de rêver..

JeF a dit…

LOL ! Ils sont bâtis à merveille, c'était un régal à regarder, même si le spectacle était parfois un peu énigmatique......

MartinJP a dit…

Le problème de la danse, c'est qu'il n'existe, peut être à l'exception de Béjart, pas de juste milieu entre le nian nian turlututu et les gesticulations sans queue ni tête de la danse contemporaine (cf. le Parsifal donné à Garnier, plus efficace que le valium 500).
Alors, les acrobates, pourquoi pas ?

JeF a dit…

Oui c'est vrai, comment faire de la nouveauté sans tomber dans l'hermétisme ou le n'importe koi ?
La solution est peut être à l'étranger, notamment en Asie et en Afrique ; il y aurait en effet beaucoup à apprendre des autres cultures en matière de danse et faire rentrer un peu d'air frais sur nos scènes ne peut que faire du bien.