mercredi 9 mars 2011

Saison 2011 2012 de l'Opéra de Paris

Ca y est, depuis ce matin : Nicolas Joël vient de dévoiler la saison 2011 2012 de l'Opéra de Paris :

"Au sommet du Palais Garnier, Apollon brandit sa lyre et la montre au monde entier. Rien ne nous emmène plus haut que la musique, rien ne nous fait voyager plus loin. La danse comme l'opéra sont les expressions de son mystère et de sa magie. La mission de l'Opéra national de Paris est d'amener la musique au plus grand nombre. Il rassemble chaque année plus de 800 000 spectateurs dans ses deux théâtres. A tous est offerte la chance de voir les plus belles oeuvres du répertoire dans les meilleures conditions possibles, avec les meilleurs interprètes de notre temps. A présent, les retransmissions de nos spectacles à la télévision comme au cinéma nous permettent de toucher un plus large public encore. Chaque nouvelle saison est une étape importante sur ce chemin.

Le répertoire français sera particulièrement à l'honneur cette saison. La première nouvelle production sera le Faust de Gounod, un ouvrage emblématique pour notre maison. Roberto Alagna interprétera Faust aux côtés de la Marguerite d'Inva Mula et du Méphisto de Paul Gay. Deux maîtres seront aux commandes de ce chef-d'oeuvre populaire : Alain Lombard et Jean-Louis Martinoty. Coline Serreau mettra en scène une nouvelle production de Manon dirigée par Evelino Pidò, avec Natalie Dessay et Giuseppe Filianoti. Le centenaire de la mort de Massenet sera également l'occasion de rendre hommage au grand compositeur avec une exposition organisée par l'Opéra et la Bibliothèque nationale de France.

Hippolyte et Aricie de Jean-Philippe Rameau est sans doute l'une des plus illustres créations de notre maison. Emmanuelle Haïm et Ivan Alexandre en proposeront une nouvelle vision au Palais Garnier. Et comme la création est toujours l'une de nos priorités, nous présenterons la première scénique de La Cerisaie de Philippe Fénelon, inspirée par la pièce de Tchekhov.

Parmi les reprises, évoquons celle de Pelléas et Mélisande, le chef-d'oeuvre de Claude Debussy, que dirigera pour la première fois notre directeur musical Philippe Jordan. Stéphane Degout, Pelléas fêté à New York et Vienne, vient enfi n chanter le rôle à Paris. Au même moment, l'Amphithéâtre présentera les ultimes inventions de Debussy en matière lyrique, les fragments fascinants du Diable dans le beffroi et La Chute de la maison Usher. En concert, Philippe Jordan donnera notamment les Nuits d'été de Berlioz avec Waltraud Meier ainsi que la création mondiale d'un concerto pour violon de Bruno Mantovani. Et Michel Plasson viendra nous faire entendre la Symphonie fantastique. Si l'on y ajoute, entre autres, dans la saison du Ballet, Orphée et Eurydice de Gluck et la symphonie dramatique Roméo et Juliette de Berlioz ainsi que les raretés vocales présentées à l'Amphithéâtre, de Lili Boulanger à André Caplet, c'est un panorama unique de la musique française qui est proposé à notre public.

Philippe Jordan dirigera deux des nouvelles productions de la saison : en premier, La Force du destin de Giuseppe Verdi, un opéra grandiose qui me tient particulièrement à coeur. Jean-Claude Auvray mettra en scène Violeta Urmana et Marcelo Alvarez. Avec l'autre grand straussien qu'est Marco Arturo Marelli, il dirigera ensuite Arabella avec Renée Fleming. Après Andrea Chénier et Francesca da Rimini, nous poursuivrons notre exploration du répertoire italien avec Cavalleria rusticana et Pagliacci, les deux manifestes du vérisme, avec là encore les meilleurs interprètes : Violeta Urmana, Marcello Giordani, Inva Mula et Vladimir Galouzine.

Nous rendrons également hommage au grand artiste qu'était Jean-Pierre Ponnelle en présentant sa célèbre mise en scène de La Cenerentola de Rossini.

Parmi les reprises, citons encore Salomé de Strauss avec Angela Denoke, Tannhäuser avec les débuts attendus de Nina Stemme dans notre maison – et, autour d'elle, Christopher Ventris, Sophie Koch et Stéphane Degout –, Rigoletto avec Piotr Beczala, le Don Giovanni mis en scène par Michael Haneke avec Peter Mattei, Véronique Gens et Patricia Petibon ; Klaus Florian Vogt viendra chanter le Titus de Mozart ; nous retrouverons aussi La Dame de pique dans la production de Lev Dodin avec Olga Guryakova et Vladimir Galouzine dans son autre grand rôle, Lulu de Berg ou encore La Veuve joyeuse avec Susan Graham et Bo Skovhus.

La saison du Ballet réservera autant de surprises : Brigitte Lefèvre, directrice de la Danse, s'attache tout autant à la tradition de cette troupe légendaire qu'à son besoin naturel de création. Le spectacle d'ouverture symbolisera parfaitement cette double recherche, puisqu'il confrontera la Phèdre de Serge Lifar, Georges Auric et Jean Cocteau à une création du chorégraphe russe Alexei Ratmansky. Jean-Guillaume Bart revisitera une des créations de l'Opéra au XIXe siècle, La Source, en compagnie de Christian Lacroix et Eric Ruf.

Les Etoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet pourront montrer l'éclectisme de leur talent en présentant tour à tour des chorégraphies aussi différentes que l'Orphée et Eurydice de Pina Bausch, le Roméo et Juliette de Sasha Waltz, Appartement de Mats Ek, L'Histoire de Manon de Kenneth MacMillan, Onéguine de John Cranko, Cendrillon et La Bayadère de Rudolf Noureev ou encore La Fille mal gardée revue par Frederick Ashton. Voilà un répertoire d'une très grande richesse, où notre public peut encore et toujours apprendre et s'émerveiller.

L'Atelier Lyrique et l'Ecole de Danse présenteront aussi leurs propres spectacles, toujours passionnants et émouvants. Et notre jeune public sera aussi à la fête, et à bonne école, puisqu'il pourra entendre notamment La Petite Renarde rusée de Janácek.

Place donc à la musique, à l'opéra et à la danse ! "

Nicolas Joël
Directeur de l'Opéra national de Paris

2 commentaires:

JCMEMO a dit…

Belle saison bien tentante, mais je ne prend plus d'abonnement en raison du coût (j'aime être bien placé) et de mon age avec les aléas de santé qui en découlent.
J'aurais bien aimé revoir Faust : Inva Mula d'accord qui l'a interprété à Orange en 2008 avec Alagna précisément mais qui avait déja (même si il a été comme toujours ovationné) quelques problèmes avec les aigus...Alagna donc revu (depuis le Met) dans Don carlo où il a été bien terne vocalement et scéniquement au coté des magnifiques Simon Keenlyside et Ferrucio Furnaletto.
où est donc passé le Roberto Alagna du Roméo de Gounod avec Leontina Vaduva ?
Aprés tout on peut rêver !
Amicalement

JeF a dit…

Oui, quelques beaux spectacles, mais j'ai vraiment du mal avec Inva Mula, timbre, dcition et surtout vibrato, je n'aime pas du tout sa voix.

En revanche, Arabella avec Renée Fleming, que de belles promesses.

Je pense faire relâche cette année et ne pas prendre d'abonnement, coût, aléas, difficulté à bloquer son emploi du temps sur une année.

J'aimerai aussi aller voir ce qui se passe ailleurs, notamment à Pleyel, au Théâtre des Champs Elysées et aussi en province, à l'occasion de déplacements professionnels........