vendredi 10 décembre 2010

Chez Victor Horta

A Bruxelles pour quelques jours, nous décidons d'aller visiter les immeubles Horta à Bruxelles. Mais sous une pluie battante, les pieds trempés, notre exploration se réduit à la maison atelier de Victor Horta. Le problème, c'est que nous ne sommes pas les seuls ! 50 personnes patientent sagement en rang d'oignon sous la pluie glaciale et pénétrante.

Le seuil franchi, le premier coup d'oeil me conforte dans l'idée que cela valait le coup de se geler sur le trottoir.

Horta voulait libérer l'architecture de l'héritage néoclassique et néogothique, en faisant en sorte que l'acte créatif soit mieux adapté à son objet et plus prompt à tirer parti de la grande diversité des matériaux et techniques désormais à la disposition des bâtisseurs. Il avait coutume d'expliquer à ses élèves qu'une œuvre architecturale n'était aboutie que lorsqu'il n'y avait plus de différence entre l'esprit du contenant et celui du contenu. Chaque élément devait alors être conçu comme un complément de tous les autres auxquels il devait être intimement uni : sculptures, peintures, meubles, ferronneries, tapis, lampes, systèmes de chauffage et de ventilation, et autres ornements, tout devait concourir à la cohérence de l'ouvrage.

A peine entré dans la maison, on ressent effectivement une impression de sérénité et d'harmonie, qui trouve sans doute sa source dans l'équilibre des volumes et l'extrême homogénéité de cette maison, où tout, jusqu'aux poignées de porte, a été dessiné par Horta. Elle résulte aussi des couleurs claires utilisées tant pour le mobilier que sur les murs et surtout, de la clarté qui innonde les pièces : la lumière qui provient du plafond de verre de la cage d'escalier baigne les pièces.

On peut ne pas aimer l'esthétique de l'Art nouveau, ce qui est mon cas, mais force est de reconnaître la douce force et l'harmonie subtile du projet de Victor Horta, projet qui me semble à la fois plus rassurant que celui de Gaudi et plus abouti que celui de Majorelle.

Victor Horta adorait la musique mais fût renvoyé du Conservatoire pour indiscipline à l’âge de douze ans. Alors, s'il avait été un musicien, quel aurait pu être son style ? Celui de Debussy ? de son compatriote César Franck ? Je voterai bien pour Fauré.

http://www.hortamuseum.be/

2 commentaires:

JCMEMO a dit…

Encore une raison de plus d'envisager un petit séjour à Bruxelles, à la belle saison...
Amicalement

Victoria a dit…

Très beau musée en effet que je recommande a tous