mardi 3 août 2010

Sandrine en sourdine

Au Festival de Saint-Denis, concert Haendel. Ophélie Gaillard dirige d'un menton autoritaire une mini brochette de musiciens pour un "best of" Haendel un peu décousu, mélange d'airs d'opéras, d'oratorios et de pièces instrumentales, les Feux d'artifice notamment.

Et puis Sandrine Piau. Nous étions bien sûr venus pour écouter sa belle voix, aussi expressive que lumineuse, dans ce répertoire où elle excelle. Et là, quelle déception !

Non Sandrine, ce n'est pas de votre faute car vous avez fort bien chanté. C'est de la faute aux organisateurs du festival, qui persistent à donner des oeuvres pour petite formation dans cette immense basilique où, à plus de 10 mètres de l'estrade, le son réverbère, s'empâte, devient compact, confus, voire inaudible. A tel point qu'il a même fallu accrocher des enceintes aux piliers de la nef.

Nous n'étions pourtant pas trop mal placés, dans le nef, au tout début de la deuxième partie. J'avais acheté ces places au prix fort il y a 4 mois. En effet, les places à tarif réduit dont peuvent bénéficier les habitants de Saint-Denis sont dans les travées, sans visibilité. Les manants sur les bas-côtés. Comme disait ma grand-mère, ça suffit ben pour ki kc'est.. Pas mal pour une ville communiste dont les élus pourfendent les privilèges.

Je ne me ferai plus avoir l'an prochain et prendrai sans doute des places très tôt, pour les concerts en grande formation, seul répertoire qui, finalement, trouve sa place dans la basilique. Heureusement que l'excellente section classique de la médiathèque de Saint-Denis possède tous les enregistrements de Sandrine...
 

1 commentaire:

Henry a dit…

Vous avez entièrement raison !J'étais au fond, sur une méchante chaise en plastique de salle polyvalente, à tortiller du dos en tentant plutot mal que bien de distinguer les pupitres, pour une 4ème de Brahms bien pâteuse. C'est trop cher et je n'y reviendrai plus.