jeudi 19 novembre 2009

Le Vérisme à l'affiche

Bastille propose dans les semaines qui viennent deux chefs d'oeuvre du répertoire vériste : Andrea Chenier de Giordano du 3 au 24 décembre et La Bohème de Puccini, en ce moment à l'affiche, jusqu'au 29 novembre.

Anticipé de quelques décennies par le naturalisme en littérature, le courant vériste exprime un changement profond des conventions. Les livrets retracent désormais des histoires communes, celles de pauvres êtres humains qui subissent des malheurs et doivent affronter, comme vous et moi, les cruelles épreuves de la vie. Les héros ne sont plus des personnages historiques ou mythologiques mais des vrais gens, souvent modestes. Ces deux opéras, qui n'ont jamais quitté l'affiche, font partie des oeuvres grâce auxquelles l'art lyrique devint accessible au public qui pouvait, enfin, partager les émotions de personnages dans lesquels il se reconnaissait.

Andrea Chenier est un poète célèbre mais ses origines roturières l'exposent à la violence haineuse et arrogante d'une aristocratie dégénérée, qui compte ses derniers jours dans la tourmente révolutionnaire. La Bohème raconte quant à elle l'histoire d'artistes sans le sou.

Tous ceux qui ont pleuré en regardant Philadelphia ne peuvent avoir oublié "la mamma morta".

1 commentaire:

Denis von Basel a dit…

André Chénier nous a tous tiré des larmes ...
Denis